Convaincre mes proches d’arrêter l’huile de palme

Vous avez pris la décision de bannir l'huile de palme de vos placards ? Bienvenue dans la tribu ! Prochaine étape : convaincre vos proches de rejoindre notre combat pour sauver la forêt.

Lorsque nous parlons de l'huile de palme avec nos proches, il nous arrive (souvent) de nous frotter aux mêmes arguments. Des affirmations biaisées par des années de greenwashing des multinationales.

Qui sème la confusion récolte les achats en rayons !
Nous avons repris les principales affirmations concernant l'huile de palme. N'hésitez pas à nous contacter si d'autres questions vous viennent à l'esprit.

« L’huile de palme fait vivre des milliers de personnes »

C'est vrai, mais...

Nombreuses sont les grandes marques qui se ventent de travailler avec des petits producteurs. Mais qu'est-ce qui se cache derrière ces discours marketing bien rodés ?

Comme en France, ce sont les industriels qui fixent le prix d'achat de l'huile de palme. Pour accroître les bénéfices, ils tirent les prix vers le bas. Les paysans sont mal payés, pour certains exploités. Forcés de faire travailler leurs enfants pour s'en sortir, voire de céder leur terrain aux compagnies d'huile de palme.

Le business de l'huile de palme est juteux. Les bénéfices sont captés par une poignée de multinationales. Bien souvent, les populations locales sont dépossédées de leurs terres, sous pression des industriels et des gouvernements.

Wilmar, un industriel agroalimentaire producteur d'huile de palme, à enregistré 44 milliards dollars de chiffres d'affaire en 2018.

« Pour produire une autre huile, il faudrait 8 à 9 fois plus de surface cultivable »

C'est vrai, mais...

L'huile de palme n'est pas indispensable pour de nombreux produits. Les industriels l'utilisent pour son extrême rentabilité. Elle remplace le beurre dans certains gâteaux. Ou donne de la texture aux pâtes à tartiner contenant peu de noisettes.

Plutôt que de chercher à la remplacer par une autre huile, plus nocive pour l'environnement, nous devrions chercher à réduire notre consommation d'huile en général.

Que ce soit pour la planète, ou pour notre santé, nous devons privilégier les produits qui ne contiennent pas ou très peu d'huile, ou à défaut favoriser les productions locales.

En effet, nous consommons 2,5 à 3 fois plus de calories que ce qui est recommandé par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

« Ça ne changera rien si j'arrête de consommer de l'huile de palme au quotidien »

C'est faux !

Entre 2010 et 2020, la demande en huile de palme à doublé. Pour répondre à une demande qui ne cesse de grimper, les industriels brûlent la forêt pour planter.

Boycotter les produits qui contiennent de l'huile de palme participe à freiner la demande, et donc à ralentir la déforestation.

Boycotter un produit irresponsable, pour l'humain et planète, permet d'envoyer aux industriels un message fort : changez vos mauvaises habitudes, ou disparaissez.

Grâce à une campagne de boycott contre Lu pour son utilisation de l'huile de palme, on estime le manque à gagner annuel de la société à plus de 1,8 millions d'euros.

« L'huile de palme est consommée depuis des millénaires dans certains pays »

C'est vrai

Dans de nombreux pays, l'huile de palme est semblable au beurre ou à l'huile l'olive. C'est un apport nutritif essentiel aux populations locales.

En revanche, en France, l'huile de palme est utilisée pour les produits transformés, non essentiels à notre survie. Il est donc tout à fait possible de la bannir de notre système de production alimentaire.

On retrouve de l'huile de palme dans les bouillons de légumes et de volaille de la célèbre marque Maggi.

« L'huile de palme durable garantit des plantations zéro-déforestation »

C'est faux !

L'huile de palme responsable, dite RSPO, garantirait une huile durable pour les industriels. En réalité, l'appellation RSPO est très loin de tenir ses promesses de durabilité.

L'organisme RSPO (Roundtable for Sustainable Palm Oil) n’est pas en mesure d’effectuer des contrôles sur le terrain. Il se fonde uniquement sur des études d’impact environnemental et sociétal réalisées par des bureaux d’étude accrédités par la RSPO elle-même.

En 2016, l'une des ONG membre de la RSPO quitte l'organisation en dénonçant son inaction et son manque d'intégrité.

Les producteurs et les transformateurs d’huile de palme peuvent devenir membres de la RSPO même si leurs opérations ne sont pas certifiées.

Vous avez une question qui vous trotte dans la tête ? Écrivez-nous directement à l'adresse contact@sensei.family !